First mention In 1315, the town was mentioned as Schirmecke in a founding charter of the collegial church of Haslach (
Niederhaslach). It reappeared in the description of the boundaries of the lands of the abbey of
Senones, under the name
Neufville en Barembax; the name "new town" suggesting that it had recently been created. The town was hardly more than village, without any known privileges such as markets or freedoms. It was dependent on the See of Strasbourg but nevertheless occupied a strategic position on the Bruche, at the crossing of busy roads linking Alsace to Lorraine. The German name Schirmeck (
opido nostro Schirmeck) was only adopted in the acts of chancelry from 1348.
From the Middle Ages to the Renaissance The lands on which the town grew up was a former possession of the Counts of
Nordgau, acquired from the last of the line, Frederick of
Leiningen (Linange) in 1239 by Berthold I of
Teck, bishop of Strasbourg. It was towards the end of the thirteenth century that it became a town, without having that status. The Bishop of Strasbourg Johann 1st of Dirpheim (1308-1328) surrounded it by walls that were still in place in 1666, and built a bishop's castle. The castle and town controlled a strategic passageway between
Alsace and the
Duchy of Lorraine. A toll for crossing the Bruche was mentioned for the first time in 1350. By this time a municipal government structure was in place, headed by a
Schultheiß, an officer representing the bishop. An equally important toll was set up on the pass between the Great and Small Donon. Through there several thousand heads of cattle passed in fifty years, according to a witness statement made by an inhabitant of
Harbouey in 1579. Long-distance trade routes linking the animal markets of Frankfurt, Strasbourg and Nuremberg brought wine, fish, cereals, ironmongery, sheep, pigs, oxen and horses through the town. e siècle par les maîtres de
forges de
Rothau. Entre ces deux périodes s'était développé une forte activité sidérurgique avec l'installation d'un
haut fourneau à Wackenbach (fonderie de Elias Guntzer de Sainte Marie-aux-Mines) et de deux autres à Schirmeck à partir de
1597 sous la direction de Nicolas Gennetaire, maître des
monnaies du
duc de Lorraine de
Nancy. Après un début prometteur, la démesure de cette implantation sidérurgique se trouva confronté à la pénurie chronique de
charbon de bois que ne pouvaient assurer la couverture forestière trop morcelée et peu homogène de l’époque. Ayant réduit son ambition sidérurgique à deux hauts fourneaux, Gennetaire fut contraint d’abandonner son bail d’exploitation en
1611 à la suite du pillage de ses forges par des troupes favorables à l’union
évangélique (Guerre des Évêques). Les grosses exploitations minières de la montagne de l’Evêché reprirent sous la direction des maîtres de forges de Rothau après
1724 et se poursuivirent jusqu’en
1785 sous Jean
de Dietrich avant d’être reprises par la famille Champy, maître de forge de Framont-
Grandfontaine. Plusieurs autres filons ferrifères furent accessoirement exploités ou sondés de 1827 à 1840 au-dessus du village de Wackenbach (amas d’hématite et de
manganèse de Noire Maison) et sur la montagne du Crouhé par des villageois de Wackenbach et de
Hersbach (recherche locale de manganèse). Bien que le minerai appartînt à la richesse du sous-sol de la communauté de Schirmeck-Wackenbach, son extraction et son traitement échappa totalement puis en partie après la
Révolution à son contrôle, le domaine ayant appartenu jusque là à l’
Évêché de Strasbourg.
La guerre de Trente Ans et ses conséquences L’éclatement de la
guerre de Trente Ans (
1618-
1648) qui ravage l’
empire germanique ruine le pays ainsi que la ville. De violents combats se produisirent entre des troupes impériales aidées par des paysans de la vallée de la Bruche et du Val de Villé contre les troupes suédoises en
1633 et se soldèrent par la défaite des premiers nommés. La ville et le château furent détruits à cette occasion, seules neuf maisons dont trois auberges échappèrent aux flammes. L'année suivante, une nouvelle administration se met en place et attribue au nom de la couronne de
Suède Schirmeck et son bailliage à la famille comtale de
Veldenz, seigneur protestant du
Ban de la Roche. Mais la vallée se trouve dès la même année, à la suite de la bataille indécise de Nördlingen et du retrait des armées suédoises, livrée à une soldatesque sans merci. La ville reçoit, en 1635, le cantonnement de mercenaires au service du roi de France qui paralyse la reconstruction et n'empêche pas son pillage par les impériaux la même année. De plus de 300 âmes en 1634, la population passe à 110 habitants en 1653. La paix ne s’installe que tardivement avec la mort de
Louis XIV en
1715, délivrant la ville de la lourdeur catastrophique des impositions militaires. Entre-temps, l’Alsace puis Strasbourg (1681) venait d’être annexées par la France.
Deux camps À proximité de Schirmeck, deux camps furent construits par les
nazis pendant la
Seconde Guerre mondiale: • le «
Sicherungslager Vorbrück-Schirmeck », camp de rééducation destiné aux Alsaciens et Mosellans, situé en périphérie de la ville sur le territoire de la commune de
La Broque, en activité d'août 1940 à novembre 1944; • le
camp de concentration du
Struthof, construit sur un flanc isolé de la vallée sur le territoire de la commune de
Natzwiller. Environ personnes y ont été détenues, avec près de victimes. Il s'agit de l'unique camp de concentration construit en France par les nazis (l'Alsace était alors considérée comme un territoire allemand à part entière). La ville est libérée le 23 novembre 1944 par l'Armée américaine.
Héraldique == Administration ==