Après la restauration d'époque augustéenne, le temple est diptère
octastyle d'
ordre dorique avec une
péristasis comprenant 76 colonnes selon
Vitruve : huit en façade sur deux rangées, huit à l'arrière sur deux rangées et quinze colonnes latérales sur deux rangées également. Le temple se tient sur une haute et large plate-forme qui soutient également, sur chacun des longs côtés, un long portique d'ordre dorique d'une trentaine de colonnes sur deux rangées et surélevé de deux marches. Le fronton du temple est connu grâce à sa représentation sur le relief dit du « Don d'Hartwig » qui faisait partie de la décoration du
temple de la gens Flavia, situé à proximité. Sur un fragment de ce relief apparaissent deux chapiteaux d'
ordre toscan ou
dorique supportant un entablement surmonté d'un fronton orné d'un relief. L'édifice semble être
tétrastyle. Le tympan du fronton est décoré d'une scène où Romulus-Quirinus est le personnage principal. Cette scène a dans un premier temps été interprétée comme « Romulus et Rémus prenant les auspices pour la fondation de Rome ». Toutefois, il s'agirait plutôt d'une mise en parallèle de la divinisation de Quirinus avec les origines de Rome. Le relief représente
Romulus divinisé (identifié à
Quirinus) qui est conduit à l'
apothéose par une
Victoire (
V) et
Mars (
Ma), représenté à l'arrière-plan. La scène se déroule devant un temple caractérisé par les trois portes de la
cella (
P1-2-3), celle au centre, que Romulus (
R-Q) s'apprête à franchir sur un signe de
Mercure (
Me), est la plus haute et est survolée par trois oiseaux, en référence aux oiseaux observés lors de la
fondation de Rome. Derrière Mercure se tient
Hercule (
H), présent du fait de ses liens avec Mars et avec les
légendes du Palatin et de l
Ara Maxima. Aux deux extrémités du relief sont représentés deux couples identifiés comme étant
Énée et Lavinia (
É et
L), possible personnification de
Lavinium, derrière Romulus et
Acca Larentia et
Faustulus (
AL et
F) derrière Hercule. Chaque couple devait être accompagné d'un animal, la Louve près de Faustulus et une truie près d'Énée, rappelant la légende des jumeaux
Rémus et Romulus et celle de la fondation de Lavinium. Ce relief s'inscrit dans un vaste programme idéologique entrepris par
Auguste qui s'efforce de renforcer les liens unissant sa famille aux différentes légendes associées à la fondation de Rome. == Notes et références ==